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La commission européenne incite les organismes publics à se libérer de leur enfermement

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Dans une communication publiée aujourd'hui, la Commission Européenne exhorte les organismes publics à libérer leur système informatique des verrous propriétaires. La commission souhaite que lorsqu'ils achètent des logiciels, les organismes publics se basent sur des standards plutôt que sur des noms de marques ou des technologies propriétaires.

Dans sa communication titrée "Against lock-in" (i.e. Contre le verrouillage), la Commission souligne que les organismes publics Européens dépensent chaque année inutilement 1.1 milliard d'euros en ne permettant pas plus de compétition entre leurs fournisseurs. La commission cite des études qui rapportent que 16% des marchés publics font référence à des noms de marques. D'après la Communication le coût des contrats informatique baisse de 9% quand les organismes publiques parviennent à doubler le nombre d'entreprises présentant une offre pour ces contrats.

« Les pouvoirs publics gaspillent plus d'un milliard d'euros chaque année sur des systèmes qui sont pour eux des boîtes noires , et empêchent ainsi des entreprises de Logiciels Libres d'offrir leurs services. Cela doit cesser, » a déclaré Karsten Gerloff, président de la Free Software Foundation Europe. « S'appuyer sur des standards ouverts signifie que l'argent du contribuable sera dépensé plus efficacement, et pour des solutions plus innovantes. »

Dans une étude de 2011 cité dans la Communication, 50% des pouvoirs publics déclarent manquer d'expertise pour décider quel standard demander. La Commission a l'intention de réagir en fournissant des conseils et en faisant la promotion des bonnes pratiques. Elle déclare également qu'elle prendra une approche similaire pour améliorer ses propres pratiques d'appels d'offre, qui ont été critiquées dans le passé par la FSFE.

« Nous avons hâte de voir la Commission européenne montrer le chemin et ouvrir ses propres systèmes de bureautique à la concurrence entre différents fournisseurs » a déclaré Gerloff.

Alors que plusieurs États membre ont déjà des politiques publiques progressives pour que l'acquisition de logiciels se fasse sur la base de standards, elles n'ont de valeur que si elles sont véritablement mises en œuvre. La FSFE se réjouit à l'idée de soutenir la Commission et les organismes publics dans toute l'Europe dans leur migration vers des pratiques de marché publics basés sur des standards.